taty lauwers

cuisinez selon votre nature  

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Surveiller la glycémie une fois par an - suivre un médecin ou des influenceurs

11.6.2026 En matière de contrôle de la glycémie, préfère-t-on suivre le docteur Allouche, généraliste et ingénieur ou des influenceurs comme Inchauspé ou la chaine de @GlucoseHacker?


Oh ! Que je regrette d’avoir traîné pour rédiger ce chapitre du dossier « Itinéraire de décrochage des sucres », en complément du topo Cinglés de sucres publié en 2017. Neuf ans de retard ! J’en expliquerai la raison en fin de billet.

Chacun sa voie, chacun ses références. J’expose ici les miennes. Que les lecteurs d’Inchauspé arrêtent la lecture illico, ils risquent de vivre une petite blessure narcissique.

En matière de contrôle de la glycémie, quand j’ai le choix entre le docteur Allouche, généraliste et ingénieur (le combiné que j’adore pour la rigueur et l’humanisme), et des influenceurs comme Inchauspé ou la chaine de @GlucoseHacker, je ne tergiverse pas.

C’est le médecin-ingénieur que je suis, avec d’autant plus d’attention que ça fait de longues années qu’il s’est spécialisé en diabète et prédiabète. Il vend ses livres, certes, mais les droits d’auteur d’une année ne payent même pas un week-end en Savoie en famille. Il n’est donc pas motivé par l’argent uniquement.

Les trois personnes citées ci-dessus poussent les personnes non diagnostiquées à surveiller la glycémie.

Je privilégie le docteur Allouche car il n’en fait pas une maladie. Il suggère à chacun de se tester une quinzaine par an, afin de repérer d’éventuelles modifications dans les réactions glycémiques d’année en année, ce qui indiquerait que le pancréas se fragilise.

 

Dans son livre que je recense sous peu, "Sucre : l'ennemi public n°1 : Prédiabète, diabète, NASH, prise de poids... Agissez avant qu'il ne soit trop tard", il catégorise bien les cas de figure, depuis la personne saine qui se surveille… avant qu’il ne soit trop tard, jusqu’au diabétique déclaré en passant par l’insulinorésistant ou prédiabétique qui s’ignore. Il adapte les tests en fonction de ces cas de figure.

Les deux dernières personnes citées, quant à eux, font partie de ceux qui pousseraient au TCA. Inchauspé en particulier donne des seuils de glycémie comme anormaux alors qu’ils sont tout à fait physiologiques. Quelqu’un de mal informé pourrait la suivre et ne voudrait que des courbes quasi plates. Comme l’écrit Marty Kendall à son sujet, on peut aussi vouloir un rythme cardiaque parfaitement équanime. C’est facile : on reste au lit et on ne fait plus rien. Les pulsations resteront à 75…

Le docteur Allouche, par ailleurs, ne cible pas la minceur, cet attrape-gogos qui continue à fonctionner au grand dam des vieux routards comme moi. Il entend vous aider à comprendre comment normaliser la glycémie, pour éviter d’éventuels délires insuliniques à venir.

Il n’invite à surveiller la glycémie des personnes saines qu’une fois par an ou tous les deux ans, là où, si l’on suit des influenceurs qui se préoccupent de la santé mentale des internautes comme d’une guigne, on finirait pas se tester ad nauseam

 

Le pitch

Ceci est le préambule du protocole de test, que je présenterai demain ou ce soir en tableau, et dont j’ai déjà suggéré un paramètre dans « Le protocole des amidons résistants » -> Le protocole des amidons résistants -> https://taty.be/sucres/protocAR.html

Ce que je proposerai donc dans le protocole à venir n’a rien à voir avec la minceur.

Je rejoins plus l’approche du docteur Allouche.

Je fonctionne un peu différemment, dans la mesure où je pousse chacun ***parmi les personnes à risque*** à vérifier sur soi les assertions sur le contrôle de la glycémie.

Nous sommes tous différents, l’apport de fibres ou de protéines au cours d’un repas ne fait pas forcément baisser la courbe glycémique chez chacun.

Deux critères essentiels dans mon approche : 1. tous ne doivent pas suivre le protocole et 2. on se limite à quelques facteurs à tester, sans en faire toute une salade.

Pourquoi je regrette mon retard

Le glucomètre ou le capteur de glycémie sont des outils aussi utiles qu’un tensiomètre, un carnet d’auto-observation ou une balance à impédancemètre pour découvrir comment notre corps se comporte.

Hélas ! Des touristes surdoués en marketing ont envahi le terrain et risquent de perturber le rapport à ces outils.

A cause de ces excès d’influenceurs sans aucune crédibilité scientifique, on sera submergé par des contreréactions excessives :

* d’un côté par des professeurs de diabétologie qui , avec autorité, signalent la vanité de se tester si l’on est en bonne santé – ce qui est en partie erroné, car le pancréas se fatigue avant que la glycémie à jeûn augmente et qu’on ne peut empêcher personne de s’auto-évaluer dans le temps

* et de l’autre par des coachs qui oublieraient le bon sens : on n’utilise ces outils que de temps en temps, au risque de rendre les mangeurs orthorexiques.

(Ortho-rexiques sur le modèle ano-rexique : là où la dernière ne mange rien, les premiers veulent ne manger que « bien » et en deviennent obsessionnels)

Je maintiens que les glucomètres font partie d'un arsenal très utile s'ils sont bien gérés quand un mangeur à l'esprit rationnel est très curieux de sa propre biochimie . Profilage alimentaire avant tout!

 


retour au dossier "Itinéraire de décrochage des sucres"

ou - retour au blog